« Passer de 130 à 60 kilos n’est pas anodyne » : la chirurgie bariatrique, on en discute lors d’ateliers mis en place par le pôle nutrition


Quand les régimes ne permettent plus de lutter contre une obésité sévère, quand des facteurs d’hérédité font que la personne stagne dans sa perte de poids, la chirurgie bariatrique est alors envisagée. Cette opération, destinée à traiter chirurgicalement les grands obèses, ampute la personne des deux tiers de son estomac. Depuis vingt ans, elle est très pratiquée en France, et nécessite un suivi pré et postopératoire.

Consultations individuelles et ateliers culinaires avec le Pôle nutrition pour viser l’équilibre alimentaire

« Si le suivi préopératoire est obligatoire, pour que l’opération soit remboursée par la Sécurité sociale, le suivi postopératoire n’est pas toujours fait par les patients », explique Manon Desbrosses, diététicienne au Pôle nutrition, à Bourges. Ou les contraintes qui exigeront d’une opération bariatrique ne disparaissent pas au bout de six mois. Cela implique un changement d’hygiène de vie, et de perception de son corps. Passer de 130 à 60 kilos n’est pas anodin. »

Revenir sur les notions de faim, de satiété

Pour discuter de cette opération, le Pôle nutrition installe un groupe de parole, réussissent des personnes accomplies et celles qui y pensent. Les inscriptions ont lieu en ce moment. « Les personnes capables peuvent l’avoir été il y a un an, ou vingt ans. Pour celles qui l’envisagent, cela peut en être resté au stade de la réflexion. » Ce groupe de parole se réunira une fois par semaine à Marmagne, le lundi ou le jeudi, à partir de 17 h 30. « Le jour et l’heure seront déterminés avec les inscrits. Cela ne doit pas être un frein à leur participation. »

L’atelier débutera le 17 octobre et se terminera mi-décembre. « La séance durera entre deux et trois heures, précise la diététicienne. On va revoir l’équilibre alimentaire, revenir sur les notions de faim, de satiété. Et parler du fractionnement alimentaire, indispensable en postopératoire, puisque le patient se retrouve avec l’estomac d’un enfant de trois-quatre ans. »

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Ces repas fractionnés ont des conséquences sur la vie sociale. « Il est moins simple d’aller au restaurant, de dîner chez des amis, de boire de l’alcool. S’exercer à des conséquences à vie. Il faut en être conscient. Nous travaillons en parallèle avec les patients de la clinique Guillaume-de-Varye, la seule à pratiquer ces interventions dans le Cher. On s’est rendu compte qu’un suivi diététique et psychologique est nécessaire après l’opération, pour qu’elle réussisse. Et que la personne ne se retrouve pas au même point dans dix ans. »

Hausse rapide

D’après la DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), la chirurgie bariatrice, destinée à traiter chirurgicalement les grands obèses, s’est développée rapidement en France, en vingt ans. Le nombre d’interventions passant de 2 800 en 1997, à 59 300 en 2016. Les femmes représentent plus de 80 % des patients atteints.

Pratique. Réunion une fois par semaine, au Chalet, à Marmagne. Inscriptions au Pôle nutrition, Espace Tivoli à Bourges, au 06.33.65.19.17.

Marie Claire Raymond
marieclaire.raymond@centrefrance.com



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