Nutrition : une intervention multifactorielle pour basculer vers des substituts de viande


Pourquoi est-ce important ?

Outre le bénéfice clinique et pronostique, réduire sa consommation de viande peut être favorable à l’environnement. Différentes études ont essayé d’évaluer, si l’information, la sensibilisation, la mise à disposition de brochures ou de recettes permettent d’en réduire la consommation, mais elles ont apprôt des résultats contrastés. Malgré ses limites (biais méthodologique et durée), cette étude a le mérite d’être randomisée et suggérant que toutes les prises ensemble, plusieurs mesures peuvent aider les participants à réduire leur consommation de viande.

Méthodologies

Les participants ont été recrutés par une annonce. Durant une première période, ils devaient remplir un agenda de consommation alimentaire, permettant d’identifier ceux qui consommaient de la viande au moins 5 jours par semaine, et qui ne mangeaient pas régiutement de substituts de viande. Ces derniers ont été randomisés en ouvert entre l’intervention et un groupe contrôle. Ceux de l’intervention recevaient gratuitement des substituts pour 4 semaines, qu’ils choisissaient parmi une liste de produits composés de champignons, de légumes ou de légumineuses. Ils recevaient aussi des brochures sur le bénéfice environnemental et sanitaire pouvant découler d’une moindre consommation de viande, de recettes et de réussites de personnes ayant déjà réduit sa consommation.

Principaux résultats

Au total, 115 participants ont été recrutés puis randomisés : ils avaient majoritairement entre 20 et 40 ans et les deux tiers étaient en des femmes. La consommation de viande à l’inclusion était en moyenne de 134 g/j et de 130 g/j dans le groupe témoin et le groupe intervention respectivement.

Par rapport au groupe témoin, ceux ayant fourni de l’intervention ont significativement réduit leur consommation de viande (de 63 g/j à 4 semaines et de 39 g/j à 8 semaines, p<0.0001 pour les deux, après ajustement sur la consommation moyenne à l'inclusion).

Ceux du groupe intervention ont aussi déclaré une intention plus réalisée à 4 et 8 semaines de suivre un régime pauvre en viande, ils avaient une perception plus positive des régimes pauvres en viande et étaient en 27% (vs 9%) à 4 semaines et 45% (vs 11% ) à 8 semaines à se déclarer comme faibles ou non mangeurs de viande. L’intervention a également entraîné une réduction significative du poids corporel de -0,6 kg à 8 semaines.



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